N° 22 Juillet 2012

Elaborer un programme collectivement : un exercice démocratique !

Edito

L’après-élections fédérales et son contexte plein d’incertitudes, de tensions, de doutes les plus profonds... et puis aujourd’hui la mise en oeuvre d’accords conclus sur le fil : BHV et autres, sans compter le contexte à la fois engagé et aux contenus encore flous des transferts de compétences... tout ceci crève l’écran de nos quotidiens. A côté des enjeux de la fonction publique, Wimbledon après la Coupe d’Europe de foot ou autre Tour de France, sans vouloir, quant à moi, tout mélanger...
On en oublierait presque d’autres enjeux du quotidien, précisément, très près de nous dans l’espace et dans le temps ! Je veux parler du scrutin communal du 14 octobre prochain.

Les soucis, incertitudes du lendemain et espoirs locaux touchent pourtant tellement les esprits et les personnes ! Et c’est peut-être d’abord là que se mesure la capacité à prendre les décisions, à proposer les projets fédérateurs et à mener les actions mobilisatrices, de la façon la plus adéquate, au premier chef en termes de message à la population !

Aujourd’hui, gouverner du haut des Mairies est dépassé..., tout comme gouverner à travers les médias, peut-être sans doute bientôt... Tout évolue si vite ! Au fond, ce que nos concitoyens attendent des (futurs) responsables locaux peut paraitre difficile à concilier : donner de l’espoir pour demain, et des gages pour aujourd’hui ! Et pourtant...
La responsabilité des mandataires, souvent prisonniers du court terme - voire du court termisme cher à JL. Servan Schreiber - et du fast foot, a fortiori celle des mandataires locaux a priori les plus proches de la population au quotidien, impose sans doute de gérer aujourd’hui autrement.
"Plus proche des gens", d’une façon plus ouverte, plus transparente et plus participative, avec en filigrane constant : être réellement garants du bien commun !
Le nouveau mode de gouvernance publique va de pair avec de nouveaux partenariats entre les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les organisations sociales et la société civile organisée... A ce titre, la Charte associative reste témoin et garante à terme de complémentarités redessinées et d’une plus juste distance entre les pouvoirs publics et le secteur associatif. Dans un combat partagé face au défi qui consiste plus que jamais à développer ou à construire les réponses les plus judicieuses face à des enjeux d’intérêts communs dans le champ social, culturel, économique au sens large (incluant l’économie sociale), sportif...

Tel est sans doute un des défis majeurs de nos sociétés contemporaines et de nos (futurs) élus locaux, dans une configuration moderne dont les éléments constitutifs ont toujours compté parmi les leviers de la ligne démocrate chrétienne... à partager à tout prix, sans modération !
Hissons haut les couleurs, dans l’action au-delà des paroles, et puis bon vent à tous !

Marc ELSEN

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